Philippe Vigier, posturologue et podologue à Toulouse (Plaisance du Touch)
05 34 57 02 25
40 Rue de la Hille, 31830 Plaisance-du-Touch
Title Image

C’est inconscient

Le système postural est régulé par un ensemble de réflexes : c’est l’inconscient somatique

La nature humaine ne s’intéresse qu’aux phénomènes dont elle a conscience.

Mais, nous savons que le fonctionnement de notre corps est régulé uniquement par des phénomènes automatisés, c’est-à-dire inconscients.

Les voies de la sensibilité inconsciente véhiculent vraisemblablement des milliers de fois plus d’informations que celles de la sensibilité consciente. Pourtant, pour soigner les pathologies fonctionnelles, on continue à n’utiliser que les voies nerveuses conscientes (liées à la motricité volontaire).

La raison probable de cela, est le moyen d’évaluation thérapeutique employé.

Mais comment évaluer rigoureusement les phénomènes somatiques inconscients ?

Depuis 50 ans, La posturologie clinique propose d’étudier les modifications réflexes toniques musculaires à l’aide de tests.

C’est une vision fonctionnelle analytique qui observe la position et la dynamique du corps dans l’espace. L’idée simple est de modifier un seul facteur sensoriel entre deux tests posturaux et ensuite de comparer les résultats toniques posturaux.
Plus la modification est généralisée dans tout le corps, et plus cela révèle que le facteur sensoriel est fonctionnellement pathogène : il réagit trop fortement (on parle d’hypersensibilité).

Une petite modification sensorielle peut générer une grande réaction tonique posturale. Et le phénomène est automatique, donc inconscient. La posturologie étudie l’inconscient somatique. La perturbation de cet inconscient somatique (ensemble des réflexes toniques posturaux) est probablement la source de nombreuses pathologies.

En fin de résilience, elle se révèle à notre conscience par le symptôme : la douleur en est un exemple.

Caractéristiques d’un test postural (non-exhaustif) :

  • Le patient doit être passif.
  • Le patient ne doit pas connaître, ni comprendre le test : cela risque de le fausser.
  • Le geste étudié n’est pas le geste demandé. Exemple : pour faire une analyse stabilométrique, on est obligé de demander au patient de compter (1,2,3 etc…) pour occuper le système conscient et ainsi obtenir un résultat fiable et reproductible.
  • Ce ne sont pas des tests de performance : ce sont des gestes simples facilement reproductibles.

N’oublions pas que l’on cherche à étudier la partie cachée de l’iceberg, c’est-à-dire les réflexes toniques posturaux.